Brocanteur, dépôt-vente : qui est concerné
L'obligation de registre concerne un large éventail de professionnels de l'occasion. Faites le point pour savoir si vous êtes concerné.
L'obligation concerne tous ceux qui, à titre habituel, achètent ou reçoivent des objets mobiliers d'occasion pour les revendre : brocanteurs, antiquaires, dépôts-vente et revendeurs d'occasion. La forme de l'activité importe peu, c'est la nature des transactions qui compte. Dès que l'achat-revente de biens usagés est habituel, le registre s'impose.

L'obligation de tenir un registre ne vise pas qu'une profession : elle concerne tous ceux qui, à titre habituel, achètent ou reçoivent des objets mobiliers d'occasion pour les revendre. Beaucoup de professionnels sont concernés sans toujours le savoir.
Un large éventail
Brocanteurs, antiquaires, dépôts-vente, revendeurs d'occasion : dès que l'achat-revente d'objets usagés est habituel, l'obligation s'applique. La forme de l'activité importe peu : c'est la nature des transactions qui compte.
Les cas fréquents
- l'achat d'objets d'occasion pour les revendre ;
- la réception d'objets en dépôt-vente ;
- l'acquisition régulière de biens usagés auprès de particuliers.
Si vous vous demandez si vous êtes concerné, c'est probablement le cas. Tenir un registre par précaution ne coûte rien et vous met à l'abri.
Une même exigence
Quelle que soit la forme de l'activité, l'exigence est la même : un registre complet, ordonné, présentable. Le dépôt-vente enregistre le déposant, l'acheteur enregistre le vendeur, mais la logique de traçabilité est identique.
Des situations moins évidentes
Certaines activités mélangent neuf et occasion, ou ne font de l'achat-revente qu'une partie de leur chiffre. Une boutique de décoration qui rachète parfois des meubles à des particuliers, un réparateur qui reprend des appareils pour les revendre, un vide-grenier professionnel : dans tous ces cas, c'est la régularité des opérations sur des biens usagés qui doit guider la réflexion, pas l'enseigne.
Se poser les bonnes questions
- est-ce que j'achète ou reçois des objets déjà utilisés ?
- ces objets viennent-ils de particuliers ou d'autres professionnels ?
- ces opérations se répètent-elles au fil de l'année ?
- est-ce que je revends ensuite ces objets, en l'état ou restaurés ?
Si la réponse est oui à plusieurs de ces questions, il est prudent de tenir un registre et, en cas de doute persistant, de se renseigner auprès de l'administration compétente ou d'un conseil.
Un professionnel qui débute a tout intérêt à mettre en place le registre en même temps que son activité. L'ajouter après coup, avec des transactions passées à reconstituer, est bien plus délicat que de commencer proprement.
S'y mettre sereinement
Être concerné n'a rien d'effrayant : il suffit de tenir le registre correctement. Voyez notre article sur la façon de tenir un registre à jour au quotidien.
Calculateur de marge sur objet d'occasion
Prix d'achat consigné au registre, prix de vente affiché, frais de remise en état et régime de TVA : le calculateur affiche la marge brute, la TVA à reverser et la marge nette réelle.
Ouvrir l'outil gratuitQuestions fréquentes
Un dépôt-vente enregistre-t-il le déposant ou l'acheteur ?
Un particulier qui revend occasionnellement est-il concerné par le registre ?
Un registre pour votre activité
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